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Attention, le mélange de feuilles de goyave, cannelle et gingembre ne guérit pas l’épidémie d’Ebola

L’Est de la République Démocratique du Congo fait face à sa 17ᵉ épidémie de Maladie à Virus Ebola (MVE) de la souche Bundibugyo. L’épicentre se situe dans la province de l’Ituri (notamment à Mongbwalu, Bunia et Rwampara). Le contexte est d’une gravité exceptionnelle : l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a officiellement déclaré cette épidémie comme une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI). La situation sur le terrain est rendue explosive par l’insécurité, les déplacements massifs de population et des actes de résistance (comme l’incendie récent de tentes d’isolement par des jeunes en colère à Rwampara et Mongbwalu).

C’est précisément dans cette brèche de peur, de méfiance envers les équipes médicales et de vulnérabilité que s’engouffrent les propagateurs de fausses informations. L’épidémie s’accompagne d’une « infodémie » agressive où les remèdes miracles mettent directement des vies en danger.

Dans ce contexte, une vidéo largement partagée est devenue virale sur sur les réseaux sociaux notamment sur TikTok, suggérant que le mélange des feuilles de goyave, cannelle, clou de girofle, gingembre et poivre noir guérit Ebola. Pour démêler les vrais du faux, Thibitisha Fact a procédé à une enquête rigoureuse afin d’éclairer l’opinion publique. 

Dans ce cadre, nous avons contacté l’OMS (l’agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies ( ONU ) chargée de diriger et de coordonner la santé publique mondiale), L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), l’UNICEF et la Division Provinciale de la santé du Sud-Kivu, ainsi que plusieurs autres sources de données fiables. Notre objectif était de clarifier l’information et d’aider le public congolais à comprendre la réalité derrière ce prétendu traitement contre Ebola.

Citation et viralité de l’Infox

Sur la page TikTok de Anny Ilunga, les premières séquences de cette vidéo révèle ce qui suit : 

« Bonjour la famille ! Beaucoup m’ont écrit en m’envoyant des audios, pour le virus Ebola qui s’est propagé ici en Ituri. On ne fait qu’apporter un plus au chef de l’Etat. Il n’y a plus question de s’inquiéter. On a besoin des feuilles de goyave, cannelle, clou de girofle, poivre noir, gingembre pour guérir Ebola », affirme cette vidéo archivée ICI. Elle insinue que ce mélange élimine le virus de l’organisme en quelques jours et incite les populations à éviter les Centres de Traitement d’Ebola (CTE), accusant la médecine moderne de cacher des solutions simples.

« Chers amis, vous n’avez plus besoin d’aller à l’hôpital pour vous soigner. Voici une solution pour vous », indique-t-elle. 

Image2 Attention, le mélange de feuilles de goyave, cannelle et gingembre ne guérit pas l’épidémie d'Ebola
Capture d’écran montrant la viralité de la publication sur TikTok

En seulement 7 jours, cette vidéo a généré un engagement viral avec 7 636 mentions « J’aime », 291 commentaires et 2 085 enregistrements. Plus de 2 000 utilisateurs l’ont sauvegardée pour consultation ultérieure ou usage en cas de symptômes. Avec 4 164 partages, principal vecteur de propagation, la vidéo s’est massivement diffusée via WhatsApp, notamment dans les groupes familiaux et communautaires où la modération et le fact-checking sont quasi impossibles.

Image3 Attention, le mélange de feuilles de goyave, cannelle et gingembre ne guérit pas l’épidémie d'Ebola
Graphique réalisé par Thibitisha Fact montrant la propagation de l’Infox et son danger sur la prise en charge d’Ebola

Ce que révèlent les experts sur la nouvelle souche d’Ebola !

Pour debunker cette vidéo, nous avons réussi àréunir les contributions de quatre acteurs au cœur de la riposte sanitaire en RDC. Leurs analyses convergent vers une conclusion unique :

Image4 Attention, le mélange de feuilles de goyave, cannelle et gingembre ne guérit pas l’épidémie d'Ebola
En image, les éléments clés de réponses des experts sur le prétendu remède naturel contre le virus Bundibugyo.

Joint par l’équipe de Thibitisha Fact, Bavon Tangunza, Gestionnaire de l’infodémie au sein de l’OMS RDC, a immédiatement désamorcé l’argumentaire de la vidéo :

« À ce stade, il n’existe aucune preuve scientifique ni étude clinique validée démontrant qu’un mélange de feuilles de goyave, cannelle, clou de girofle ou autres plantes guérit la maladie à virus Ebola ».

Le spécialiste rappelle que la prise en charge ne s’improvise pas à la maison. Si des traitements par anticorps monoclonaux existent pour la souche Zaïre ebolavirus, la situation actuelle exige une vigilance hospitalière stricte. L’illusion d’un traitement à domicile est un piège mortel.

« La promotion d’un prétendu remède naturel peut être dangereuse, car elle risque de retarder la consultation, l’isolement, le diagnostic et la prise en charge, augmentant ainsi le risque de complications et de transmission. Notre recommandation est donc claire : toute personne présentant des signes compatibles avec Ebola ou ayant été en contact avec un cas suspect doit appeler les services de santé, éviter l’automédication et suivre les orientations des autorités sanitaires. », nous a-t-il confié lors de notre entretien. 

L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), l’institution scientifique suprême du pays en matière de virologie a coupé court à toute tentative de justification médicale de cette vidéo :

« L’INRB en tant que laboratoire ne peut pas encourager ce genre de pratiques. », a-t-il précisé à Thibitisha Fact. 

Pour l’institut, valider une recette sans protocole clinique équivaudrait à abandonner la population à la loterie de l’automédication alors que le diagnostic biologique rapide reste le seul moyen d’amorcer une guérison. 

Contacté par notre rédaction, le Dr Jean-Jacques Muyembe Tamfum a formellement démenti l’existence d’un prétendu traitement naturel. Il a précisé qu’il n’existe actuellement aucun traitement spécifique pour la souche Bundibugyo du virus, contrairement à la souche Ebola Zaïre. Pour cette dernière, l’arsenal thérapeutique reste strictement encadré par la FDA (Food and Drug Administration), l’agence américaine chargée de la surveillance des denrées alimentaires et des médicaments) et l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

Le spécialiste nous a indiqué :

« A ce jour, il n’y a que notre anticorps monoclonal Ebanga et l’Anticorps monoclonal de Regeneron qui ont été approuvés par la FDA des USA et homologués par l’OMS comme traitement spécifique de la maladie à virus Ebola Zaïre. Il n’existe pas d’autres médicaments homologués par l’OMS ».

Les spécialistes sanitaires au niveau de la province du Sud-Kivu (déjà touchée par des cas importés) que nous avons contactés, rappellent une vérité scientifique importante : le virus qui frappe l’Ituri est redoutable et ne dispose pas des mêmes outils thérapeutiques que les épidémies précédentes.

Le Chef de la section santé de l’UNICEF au Sud-Kivu, le Docteur Médard Onobaiso  a apporté à Thibitisha Fact des précisions majeures via l’application WhatsApp lors de notre entretien :

« Ce que je sais, le virus incriminé actuellement à l’épidémie de l’Ituri, n’a ni vaccin ni médicaments [homologués]. Nous devrions promouvoir les mesures de prévention… »

Face à l’absence de traitement miracle, l’UNICEF insiste sur la seule arme efficace : casser les chaînes de transmission communautaires par des gestes stricts : « éviter les contacts avec les sécrétions du malade ; éviter la manipulation des cadavres, éviter les attroupements inutiles,  se laver régulièrement les mains… et signaler tout cas présentant le saignement pour son isolement avant la confirmation. Et si tu es contact du cas confirmé, accepté le suivi par les personnels soignants. », a indiqué le Dr Médard. 

Joint sur téléphone par notre équipe, Justin Bengehya, Chef de bureau information sanitaire et surveillance épidémiologique au sein de la Division Provinciale de la Santé (DPS) Sud-Kivu, qualifie quant à lui la vidéo de dérive inacceptable :

« C’est une très mauvaise pratique. Il faut préconiser les mesures préventives qui sont données par le gouvernement. », a-t-il prévenu. 

Ce qu’il faut savoir sur le mélange des feuilles de goyave, clou de girofle, gingembre, cannelle, …

Consulté par Thibitisha Fact, la Pharmacie Française,  indique sur son site que le clou de girofle est présenté comme une source concentrée de minéraux et d’antioxydants. Il aide à renforcer le système immunitaire, protège l’organisme contre le stress oxydatif et possède de puissantes vertus antimicrobiennes, analgésiques (anti-douleur) et anti-inflammatoires bénéfiques pour la digestion. 

Utilisé seul ou en synergie, il contribue à la santé digestive, au renforcement immunitaire, à l’hygiène buccale et à la réduction des infections, tout en offrant un soutien potentiel contre l’inflammation des kystes ovariens ou en soin intime dilué, sous réserve d’un suivi médical. Pour décupler ces bienfaits, l’intégration du gingembre et de la cannelle crée une alliance thérapeutique et culinaire remarquable. ‘’Le gingembre, grâce au gingérol, apporte une action antiémétique (anti-nausée) et protectrice pour l’estomac tout en stimulant la circulation sanguine, tandis que la cannelle, riche en aldéhyde cinnamique, aide à réguler la glycémie et renforce la lutte contre les infections bactériennes. Consommée en infusion ou intégrée aux plats, cette combinaison complète de quatre ingrédients offre une protection globale et naturelle pour l’organisme’’, précise PharmaShopi (lien archivé ICI).

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Capture d’écran mettant en lumière l’utilité de mélange des feuilles de goyave, clou de girofle, gingembre, cannelle pour la santé humaine mais inefficace pour la nouvelle souche d’Ebola.

Quelle est la souche spécifique du virus Ebola responsable de l’épidémie actuelle de 2026, qu’est ce que la science sait réellement sur le virus Ebola?

Dans le cadre d’une enquête sur la résurgence de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), des recherches menées auprès de l’Institut Pasteur de Lille (lien archivé ICI) mettent en lumière les défis liés à la nouvelle souche Bundibugyo, apparue en mai 2026. Identifié pour la première fois en 1976 aux côtés des souches Zaïre et Soudan, ce variant rare et peu documenté a conduit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à déclarer l’épidémie en RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale le 17 mai 2026. Selon le Dr Doriane Henry de l’Institut, la prise en charge des patients s’avère particulièrement complexe car il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique validé pour la souche Bundibugyo, limitant les interventions à des soins de support intensifs. Cette situation est d’autant plus critique que la propagation du virus est accentuée par l’instabilité humanitaire des zones rurales et la forte densité des milieux urbains, ce qui complique fortement le contrôle de l’épidémie.

D’autre part, l’institut Pasteur (lien archivé ICI) fondée par Louis Pasteur en 1887, rappelle que la maladie à virus Ebola, identifiée en 1976 près de la rivière éponyme en RDC, se caractérise par de fortes fièvres et des hémorragies souvent mortelles, affichant un taux de létalité moyen de 50 %. Provoquée par des virus de la famille des Filoviridae (genre Orthoebolavirus), elle compte six espèces, dont les souches Zaïre, Soudan et Bundibugyo sont les principales responsables des grandes flambées épidémiques historiques. Bien que les chauves-souris de la famille des Pteropodidae soient suspectées d’en être le réservoir naturel, le virus infecte également les grands singes et les antilopes, constituant une menace majeure malgré les progrès vaccinaux récents.

La transmission humaine du virus s’opère de manière directe par les fluides biologiques ou indirects via des surfaces contaminées, la contagiosité augmentant avec la sévérité des symptômes et persistant plusieurs jours après le décès, notamment lors des rites funéraires. Après une période d’incubation variant généralement de 5 à 12 jours, la maladie se manifeste d’abord par un syndrome pseudo-grippal combinant une fièvre brutale supérieure à 38°C, une fatigue intense, ainsi que des douleurs musculaires, des maux de tête et des maux de gorge.

Une réalité scientifique complexe que les rumeurs tentent d’occulter

Pendant que les vidéos virales simplifient dangereusement la crise à coup de recettes miracles, la réalité de la recherche médicale sur le terrain est beaucoup plus complexe et exigeante. Face à la souche Bundibugyo qui sévit en RDC notamment en Ituri (l’épicentre du virus), les autorités sanitaires naviguent en urgence pour combler un vide thérapeutique. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) résume ainsi la situation et les efforts en cours :

« À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin homologué ni aucun traitement approuvé ciblant spécifiquement la maladie à virus Bundibugyo. L’OMS et ses partenaires soutiennent l’accélération des efforts de recherche et de développement afin d’évaluer les vaccins candidats et les traitements expérimentaux. Les autorités des pays touchés et à risque sont encouragées à obtenir les autorisations réglementaires et à se préparer opérationnellement aux essais cliniques et à l’utilisation d’urgence des contre-mesures expérimentales, le cas échéant. Les activités de préparation comprennent le renforcement des systèmes de chaîne du froid, l’identification des sites d’essais cliniques, la formation des professionnels de la santé aux bonnes pratiques cliniques et l’amélioration des capacités de diagnostic en laboratoire pour soutenir les futures études sur les vaccins et les traitements », confie cette agence onusienne  (lien archivé ICI), chargée de diriger et de coordonner la santé publique mondiale.

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Capture d’écran de la page d’accueil du site officiel de l’organisation mondiale de la santé, qui met en avant les interventions liées au nouveau virus Bundibugyo d’Ebola.

Lors de nos recherches , nous avons tenté de contacter le Docteur Jean KASEYA, Directeur Général de l’Africa CDC, nos efforts pour entrer en contact avec lui n’ont pas abouti. Nous avons à cet effet consulté le site officiel de cet organisme africain.  

En complément, une note technique du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, Africa CDC (lien archivé ICI) souligne que, contrairement aux épidémies précédentes causées par la souche Zaïre, la souche Bundibugyo ne dispose actuellement d’aucun vaccin, traitement, ni test de diagnostic rapide (TDR) antigénique validé. Face à cette absence de contre-mesures prêtes à l’emploi, l’institution de l’Union Africaine insiste sur le caractère vital du diagnostic en laboratoire, érigeant le test RT-PCR (Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction – En français : Réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse) en temps réel comme la méthode de référence incontournable pour identifier les cas et renforcer efficacement la riposte à l’épidémie. 

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Capture d’écran faite par Thibitisha Fact sur le site officiel d’Africa CDC montrant dans un tableau l’étude sur le test Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction, RT-PCR contre le virus Bundibugyo d’Ebola.

Pour mesurer la gravité de la situation sur le terrain et comprendre la stratégie médicale adoptée, il a été essentiel pour l’équipe Thibitisha Fact, d’écouter la voix de l’expert de la RDC en la matière. Le Professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, directeur général de L’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) et co-découvreur du virus Ebola, s’est exprimé sur les médias internationaux pour contextualiser cette 17ᵉ épidémie.

Interrogé par Radio France Internationale (RFI) (lien archivé ICI) sur la complexité d’intervenir dans une zone de conflit comme l’Ituri, le Professeur Muyembe a rappelé que les équipes médicales congolaises ont forgé leur résilience dans le feu de l’action :

« Nous avons de l’expérience en gestion d’épidémies en période de crise sécuritaire. D’ailleurs en 2017-2018 lors de la riposte Ebola, sur la route Béni-Butembo je faisais la route dans un véhicule blindé ou on devait chercher un hélicoptère. Au niveau de propagation du virus ; nous attendons pour étayer les cas afin de déterminer l’ampleur de l’épidémie. », s’est-il confié à RFI. 

Interrogé également par France 24 (lien archivé ICI), le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe rassure quant à la dangerosité de cette 17e épidémie, expliquant que la souche Bundibugyo est moins pathogène que la souche Zaïre, même si la forte densité de la population majore le risque d’expansion. En l’absence de vaccin ou de traitement validé pour ce variant précis, il rappelle l’inefficacité des remèdes traditionnels à base de plantes et préconise une feuille de route axée sur la communication et les mesures de santé publique, notamment l’isolement des malades pour rompre la chaîne de transmission. S’appuyant sur l’expérience réussie de l’épidémie d’Isiro en 2012, le Pr Muyembe estime que la discipline communautaire pourrait permettre de contrôler la situation en deux ou trois mois, tout en annonçant des recherches pour tester si les anticorps monoclonaux développés contre Ebola Zaïre pourraient offrir une protection croisée face à la souche Bundibugyo. 

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Capture d’écran montrant en synthèse le contour de ce qu’il faut retenir de l’intervention du Professeur Muyembedu Dr Muyembe sur RFI et France 24.

Comment puis-je me protéger contre la désinformation dans le domaine de la santé ?

L’organisation mondiale de la santé, OMS (lien archivé ICI),  insiste sur le réflexe qui doit caractériser tout le monde : faire preuve de réflexion critique et prendre votre temps avant de diffuser toute information. Lorsque l’on est face à de nouvelles informations, chacun et chacune d’entre nous devrait se poser les questions suivantes : Ce contenu est-il fiable ? ; Qui est l’auteur(e) ? ; Quelle est la source des allégations ? ; Le point de diffusion de l’information est-il fiable ? ; Quel est mon ressenti par rapport à cette information ?

L’une des principales choses à faire pour vous protéger consiste à vous renseigner pour savoir quelles sources présentent les faits officiels, sanitaires et scientifiques les plus récents, s’appuyant sur des données probantes, au sujet d’un problème ou d’une crise de santé publique. Il peut s’agir, par exemple, du Ministère de la santé de votre pays, du site Web de l’Organisation mondiale de la Santé ou de votre centre de santé local. 

Vous pouvez aider votre communauté en orientant votre famille et vos amis vers ces sources fiables et en leur conseillant d’éviter d’agir sur la base de fausses informations diffusées par les médias sociaux, la publicité en ligne ou les messageries instantanées. 

Verdict

L’affirmation selon laquelle un mélange de feuilles de goyave, de cannelle, de clou de girofle, de poivre noir et de gingembre guérit le virus Ebola est totalement fausse. Validée par des institutions majeures (OMS, INRB, UNICEF, Africa CDC, Institut Pasteur) , à ce stade, aucun vaccin ni traitement n’existe encore pour la souche Bundibugyo, reléguant ces épices au rang de placebos. Propager ce remède artisanal s’avère mortel, car il retarde la prise en charge médicale urgente et accélère dramatiquement les contaminations communautaires.

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Fidèle Ushindi est un journaliste et spécialiste en communication. Depuis 2023, il est en charge de la communication au sein de U-Report/UNICEF au Sud-Kivu, où il élabore des plans de communication adaptés aux contextes locaux, gère les plateformes digitales et produit des contenus multimédias engageants. Spécialiste en communication pour le changement social et comportemental (SBC), il a piloté des urgences sanitaires (Choléra, Mpox) auprès de l'ARPS/UNICEF en tant que Communications Officer puis Expert en documentation SBC. Ancien Journaliste Reporter de La Prunelle RDC, Watoto News et engagé pour un web plus sûr en tant que Veilleur du Web. En février 2025, il rejoint Thibitisha Fact comme fact-checker, contribuant à la lutte contre la désinformation et à la promotion d’une information vérifiée en RDC.

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